A bicyclette… ou sur un vélo de course !

Une anthologie littéraire du cyclisme ? Le cyclisme fait partie de ces sports, comme la boxe ou le football, qui ont connu une abondante production littéraire reprise ensuite dans plusieurs anthologies. Il n’est que de citer Le Goût du vélo réalisé par Hélène Giraud (Mercure de France, 2012), ou encore les différentes anthologies sur le Tour de France (Le Tour en toutes lettres de Lionel, Serge et Françoise Laget, Ils ont écrit le Tour de France de Benoit Heimermann) pour prendre la mesure de la diversité et de l’importante production de cette littérature.


Pourquoi donc une nouvelle anthologie sur le cyclisme ? C’est aussi la question que soulève Jean Durry dans sa préface au volume de Nicolas Grenier.


« Le sujet semble avoir été largement creusé et traité. Or, et c’est là ce qui nous réjouit, Nicolas Grenier, qui a tracé seul son chemin, réussit de manière originale à renouveler totalement et à enrichir la geste du cycle et de ses divers modes de pratique. »


Tout l’intérêt du riche travail de compilation de Nicolas Grenier est effectivement de donner à lire et à relire des textes, bien au-delà de ce qu’avaient déjà proposé les anthologies sportives existantes. Certes, on retrouve les fameux récits d’Alfred Jarry, d’Albert Londres ou de Maurice Leblanc.

Mais l’auteur a le mérite d’exhumer des pépites aujourd'hui tombées dans l’oubli : qui se souvient des écrits de Léon Barracand, de Louis-Emile Javal, de Jules Mary ou d’Henri de Noussane ? Les soixante textes regroupés dans cette anthologie donnent à voir la variété de l’univers culturel qui accompagne l’histoire du cyclisme. En effet, vous l’aurez compris, Nicolas Grenier ne s’arrête pas aux seuls textes littéraires reconnus mais il s’emploie à les mettre en regard, à les faire discuter avec des écrits moins attendus, qu’ils soient sociologiques, techniques ou journalistiques.


Les textes retenus par Nicolas Grenier ont été publiés entre le XIXe siècle et l’entre-deux-guerres. Il s’agit donc de textes tombés aujourd'hui dans le domaine public. On y retrouve la bicyclette et le vélo mais aussi le grand-bi. On découvre les portraits et les aventures de cyclistes féminines souvent intrépides, de vélocemen des premières heures, d’amateurs et de professionnels, de héros de la route ou de la piste…


Il est en outre à signaler l’important travail de documentation réalisé dans les notices introductives de chaque extrait qui font de cet ouvrage un document d’une vraie richesse historique.

Nicolas Grenier, La Petite Reine : une anthologie littéraire du cyclisme, les éditions du Volcan, 2017. Préface de Jean Durry.

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