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Lectures d'été

  • il y a 8 heures
  • 13 min de lecture

Voici tous nos conseils de lecture à emporter sur la plage, au sommet d'une montagne, dans votre jardin ou sur votre balcon !


Julien Frey et Sylvain Dorange, White only, Glénat, 2025.

Ce roman graphique revient de façon juste et sensible sur la trajectoire semée d’embuches d’Althea Gibson, la première joueuse de tennis noire à participer à des tournois du grand chelem, notamment à Forest Hills, futur US Open. Dans l’Amérique des années 40, profondément marquée par la ségrégation raciale, les grands tournois américains sont organisés par les blancs… pour les blancs. Althea Gibson ouvre la voie à toute une génération de joueurs et de joueuses, en commençant par Arthur Ashe. Les dessins semi-réalistes de Sylvain Dorange servent avec beaucoup de justesse le propos dans des teintes ocre et terre-de-Sienne.



Grégory Mardon et Marius Rivière, Kid Francis, Casterman, 2026.

Cette histoire de Francesco Buonagurio dit Kid Francis, boxeur marseillais, champion de France en 1925 catégorie poids coqs, traverse les grands moments de l’histoire de la première moitié du XXe siècle et aussi une part de l’histoire de Marseille, de cette rafle oubliée du « Quartier réservé », principalement habité par des napolitains et surtout trop métissé pour les nazis. Après le Vel d’hiv, il s’agit d’une des rafles les plus importantes de France. Cependant Il faudra attendre le 29 mai 2019 et une plainte pour crimes contre l’humanité soit déposé par un collectif de survivants et descendants de déportés, pour que cette histoire refasse surface. Une manière aussi de mettre en lumière la responsabilité de l’état français, notamment de la police française dirigée par René Bousquet, qui a mené les opérations sur ordonnance de Himmler. Cet album est aussi une plongée dans le Paris des années folles, avec ses dancings, des cabarets et des stars de la nuit au bord du ring :  Marcel Pagnol, Maurice Chevallier, Mistinguett, mais aussi dans un Marseille où plane la mafia, notamment son oncle François Spirito, qui aux côtés de son acolyte Paul Carbone,inspireront le duo joué par Belmondo et Delon dans Borsalino. D’ailleurs les inspirations de nos deux auteurs sont très cinématographiques : Raging Bull et Boardwal Empire de Scorsese, Babylon de Damien Chazelle. On en redemande.



 LF Bollée et Paul Gros, Loin des eucalyptus, Pictavita, 2026.

A la moitié du XIXe siècle, des ouvriers agricoles d’une station – une grande ferme australienne - vont former une équipe de cricket. Jusqu’ici, rien d’exceptionnel. Mais ils ont la particularité d’être tous aborigènes. Surtout, ils se distinguent par leur talent et en 1868, ils deviendront la première équipe nationale australienne en voyageant en Angleterre pour affronter les meilleures équipes du pays. Ils disputeront 47 matchs. Ce récit à la première personne, celui de Jungunjinanuke, alias Dick-a-Dick, permet de retracer fidèlement cette aventure humaine et sportive insolite, marquée à la fois par les exploits sportifs mais aussi par des drames. En effet, cette tournée fut loin d’être un conte de fées. Entre racisme, paternalisme colonial et drames humains, les joueurs aborigènes furent relégués à de simples spectateurs de leur vie durant tout le temps où ils jouèrent au cricket pour des coachs et spectateurs blancs. Ils furent confrontés à la discrimination, au mépris, à l’alcoolisme, à la maladie, parfois même la mort, et à l’exploitation. Ce qui apporta un peu de lumière, c’est la ténacité de ces hommes, leur solidarité et leurs exploits sportifs. Cet album a le mérite de dénicher une histoire du sport oubliée, marquée par une esthétique sobre qui installe une atmosphère à la fois intime et rude, profondément humaine. Un album qui touche mais sans jamais tomber dans le pathos.


Yamina Benahmed Daho, Une coupe du monde en famille, La Joie de Lire, 2026.

Nous avions découvert Yamina Benahmed Daho grâce à son roman footballistique Poule D (si vous ne l’avez pas lu, foncez !). Aujourd’hui, l’écrivaine signe un roman pour la jeunesse dans lequel elle partage sa passion pour le foot… Le protagoniste, Pablo, a 12 ans, l’âge des rêves qui tournent autour d’un rectangle vert : il ne rate aucun match et se rêve en pro. Il est soutenu par sa mère, un peu moins par son père pour qui le football a été désillusion…

Pour tous les parents qui ne savent pas comment mettre leurs enfants à la lecture, la solution est peut-être là !

âge de lecture conseillé (par l’éditeur) : 6-8 ans.


Sarah Ourahmoune, Frapper juste, équateurs, 2026.

Est-il encore besoin de présenter Sarah Ourahmoune ? Championne du monde et vice-championne olympique, la boxeuse questionne dans cet ouvrage la place du sport dans la trajectoire des femmes et le parcours des jeunes générations. Elle nous invite à transformer le ring en terrain d’émancipation : « Une fille, on le sait, ça ne frappe pas, ça encaisse. Ça apprend très tôt à ne pas répondre, à serrer les dents, à ne pas faire de bruit et à rester bien à sa place. Aux femmes, le privilège de la discrétion et de la douceur. Aux hommes tout le reste. Je ne crois pas à cette répartition des compétences ».

Un livre qui donne envie de chausser les gants !


Gabriella Papadakis, Pour ne pas disparaître, Robert Laffont, 2026.

Ce récit a fait du bruit au moment de sa sortie, en plein JO d’hiver… Si vous n’avez pas eu le temps de le lire, pourquoi ne pas profiter de l’été pour une session de rattrapage ? La quintuple championne du monde, quintuple championne d'Europe et championne olympique, revient sur sa trajectoire dans le monde du patinage et les raisons qui l’ont poussée à raccrocher les patins. Le geste d’écriture ne tient pas seulement au récit intime : il se fait parole politique et dénonce les violences systémiques de genre qui ont cours dans le monde de sport de haut niveau. Merci à elle d’écrire « pour ne pas disparaitre », d’écrire aussi pour toutes les sportives qui ne le peuvent pas…



Claude Boli, Noir·e·s en bleu, Solar, 2025.

Claude Boli signe ici un très beau livre, riche en images d’archives, qui retrace, par un regard sociologique et historique rigoureux, le parcours de ces « Noir·e·s en bleu » qui ont fait l’équipe de France, de Raoul Diagne à Kylian Mbappé, de Wendie Renard à Élodie Thomis. Une bonne façon de rendre hommage à des joueurs et joueuses qui ont marqué l’histoire mais aussi une occasion de déconstruire les stéréotypes attachés aux sportifs de couleur : « parler des Noirs (…) c’est faire référence à une catégorie imaginaire, à des personnes dont l’apparence est d’être noires, et non point à des personnes dont l’essence serait d’être noires ». Un livre nécessaire par les temps qui courent…


Rai et Rémy Fière, Les buts de ma vie, Faces cachées éditions, 2025.

Cadet d’une fratrie de six garçons, dont le fameux Sócrates, pionnier de l’engagement politique contre la junte militaire brésilienne et le capitaine de la Seleção, Raí grandit dans l’admiration de son frère et dans une famille où la soif d’apprendre et les sensibilités politiques et sociales sont importantes. Être un relais, partager, souder pour construire un groupe ou un projet, voici les valeurs qui l’animent. A la fin de sa carrière, il ne fut pas étonnant de le voir reprendre ses études pour obtenir un master en science politique à la Sorbonne en 2024 et avec son partenaire Leonardo, de créer l’association Gol de Letra qui contribue à l’éducation des enfants socialement vulnérables dans les favelas brésiliennes. Incarnation de l’élégance et de l’exemplarité, il éblouira le championnat de France et deviendra une légende pour les supporters du PSG entre 1992 et 1998. Celui qui connaitra une première saison difficile dans la capitale sera champion de France, d’Europe en club et du monde avec son pays. Il quittera l’hexagone sous les applaudissements d’un Parc des princes aux couleurs jaunes et bleus du Brésil. La classe jusqu’au bout.


Thomas Goubin, Luis Enrique, l'acharné. Hugo Sport, 2026.

Un autre homme est entré dans la légende du PSG : Luis Enrique. Le 31 mai 2025, PSG gagne 5-0 contre l’Inter Milan et Il devient l'un des rares entraineurs à avoir gagné la ligue des champions avec deux clubs différents. Il rejoint ainsi Pep Guardiola, Carlo Ancelotti et José Mourinho. Depuis le 30 mai dernier, il a même doublé la mise. Il n’était donc pas étonnant de voir une biographie paraître sur cet homme très médiatique, que finalement nous ne connaissons pas bien. Thomas Goubin décrypte sa méthode depuis Gijon jusqu'à aujourd'hui. Et le choix du titre « l’acharné » nous donne déjà quelques éléments sur la mentalité : « Qui agit avec une ardeur opiniâtre, qui s'acharne » nous dit le dictionnaire. Avec cette lecture, nous découvrons un homme pluriel qui s’intéresse autant aux théories scientifiques qu’à la littérature et à la philosophie pour l’introduire dans le sportif comme dans sa vie personnelle.



Jean-Luc Galus, Lignes de crêtes. Exercices d’épuisement, nombre 7 éditions, 2026.

Sous la plume de Jean-Luc Galus, le vélo devient une machine à remonter le temps, comme si le cycliste pédalait à l’assaut des cols et de ses souvenirs. L’écriture semble ausculter le corps qui vieillit, qui chute et se brise parfois : « je tente de me rassembler, de reprendre possession du corps éparpillé […]. Les courbatures s’accrochent ». Dans ce récit poétique d’une vie à vélo, Jean-Luc Galus invite son lecteur à plonger dans les sensations et les paysages qu’offre la route.



Dai Sijie, 5 000 mètres avant l’aube, Gallimard, 2026.

Nous avons découvert Dai Sijie avec le roman Balzac et la petite tailleuse chinoise. Se basant ici sur des faits historiques, le romancier nous plonge dans une fable qui prend pour toile de fond la Deuxième guerre mondiale. À la frontière sino-birmane, en pleine jungle, les Japonais ont construit un camp de prisonniers où le commandant Matsui fait régner la terreur. À l'issue d'un combat aérien, un pilote français, Jean Sautet, est fait prisonnier et son arrivée dans le camp va plonger Matsui dans la stupeur. En effet, le commandant, ancien coureur de demi-fond de l'équipe nationale, a été battu par Sautet en finale du 5 000 mètres, aux J.O. de Paris en 1924. Il va alors concevoir un projet de revanche aussi spectaculaire que délirant : faire reconstruire par les détenus le stade olympique parisien à l'identique, en pleine jungle, pour y rejouer la finale perdue.


Arnaud Ramsay, Le marathon de Stockholm, Les livres de la promenade, 2026.

14 juillet 1912 à Stockholm. Il est 13h48 et les marathoniens s’apprêtent à prendre le départ de la course olympique. Parmi les 71 concurrents, pour la première fois, on retrouve un coureur japonais, Shizo Kanakumi. Pour cet étudiant en histoire et géographie « courir est sa première langue. Son identité. Son acte de résistance. Son médicament ». Depuis son plus jeune âge, la course à pied fait partie de sa vie puisqu’il devait parcourir chaque matin six km pour se rendre à l’école, autant pour revenir, sur un parcours vallonné et boueux. Plus il avançait en âge plus il prenait plaisir à la course, à découvrir les paysages qui l’entourent. Elle devient une addiction jusqu’à cette qualification olympique obtenue le 19 novembre 1911. Shizo fait partie d’un programme d’ouverture du pays du soleil levant sur le monde via le sport sous la tutelle du grand Jigoro Kano, l’inventeur du judo, qui veut utiliser le sport pour former la jeunesse et en faire de meilleur citoyen. C’est la première fois que Shizo quitte son pays. Il a rejoint la Suède en transsibérien, soit 8160 km. Le dépaysement est total. Ce 14 juillet, Shizo, dossard 822, attend le top départ de la course, il a déjà couru plus de vingt minutes entre l’hôtel et le stade car le chauffeur l’a oublié. Une débauche d’énergie dont il se serait bien passé. D’autant qu’il faut déjà 30 degrés à l’ombre. Malgré une chaleur écrasante, il refuse les ravitaillements car à l’époque, il pensait que la transpiration fatiguait les coureurs. Au fil de la course, les coureurs tombent comme des mouches sur le bas-côté de la route. A force de ne pas s’alimenter et de ne pas boire, Shizo n’a plus d’huile dans le moteur et tombe d’épuisement au 27e kilomètre. La moitié des coureurs ont abandonné. Quant à Shizo, un couple de suédois l’a trouvé inanimé sur la route et l’a ramené chez eux pour l’hydrater et le nourrir. Après avoir repris ses esprits, il quitte précipitamment la Suède pour rentrer au Japon. Comme son abandon n’a pas été signalé aux organisateurs suédois, il est officiellement disparu. Pourquoi s’est-il enfui ? Pour la première fois, Arnaud Ramsay, journaliste et auteur prolifique s’attaque à un premier roman sur la disparition du père du marathon japonais. C’est aussi une plongée dans la culture et la tradition japonaise autant qu’une enquête haletante pour comprendre et retrouver ce coureur jusqu’au dénouement en happy end. Une belle histoire comme le sport sait nous en proposer.


Nicolas Cartelet, Qui se souvient de Joseph Diop ? Flammarion 2026.

Hasard du calendrier éditorial, un autre roman aborde la question de la disparition d’un sportif. Ici celle du footballeur Joseph Diop, légende sénégalaise et attaquant du FC Liverpool. Pourtant depuis quelques années, celui qui a sa statue devant Anfield n’a plus donné de signe de vie alors qu’il devait quitter le FC Shanghai pour Doha. C’est lors d’un diner en 2016 avec le journaliste de Sky Sports Todd Evans à Paris, que le reporter N. découvre le sujet. « C’est assez ironique quand on y pense, parce que ce type a fait les gros titres en Europe et en Asie pendant des années – il a même sa statue à Liverpool ! Mais à part nous, aujourd’hui, qui se souvient de Joseph Diop ? » Après quelques jours de réflexion, N. décide d’enquêter sur ce sujet. Pourtant le football n’est pas sa spécialité mais ici il ne s’agit pas que de sport. C'est avant tout l'histoire d'un homme qui perd son identité et ses repères pour réaliser un rêve, aider sa famille mais surtout faire gagner beaucoup d’argent à son agent. Ce roman décrit la dure réalité des footballeurs africains, de leurs déracinements pour le continent européen, des mineurs à la merci d’un agent escroc qui leur dicte la marche à suivre, ou qui les abandonne en cas d’échec. Dans ce monde, on passe vite de la lumière à l’oubli, et au fil du texte, le lecteur suit le naufrage intérieur de Joseph jusqu'à sa disparition.


Valentin Deudon, Cantona : une butographie, Robert Laffont, 2026.

Avec Miettes footballistiques (éditions du volcan) et Le premier fanion (la clé à molette), nous étions en immersion dans le monde amateur. Cette fois, il revient avec un projet original, une « butographie », celle d’Eric Cantona à Manchester United : 82 buts en 184 matchs entre novembre 1992 et mai 1997. L’auteur a 10 ans lorsque Cantona, 25 ans, arrive en Angleterre. Son premier but a lieu le samedi 19 décembre 1992 à Stamford Bridge contre Chelsea, 1-1, pied droit à la 71e minute. La légende est lancée. Il en parquera 81 de plus. Il est amusant de se souvenir que dans Looking for Eric de Ken Loach, Cantona dit "Mon plus beau but ? C'était une passe ! ». Valentin Deudon, lui-même amoureux de cet « art protéiforme, le plus beau des gestes du football » y consacre un texte. Pour les autres, il a choisi de nous raconter les buts, ceux qui achèvent « une symphonie collective » et provoquent une émotion indépassable, et un magnifique instant de partage avec le public et ses partenaires. Mais raconter 82 buts est un véritable exercice d’écriture, un défi, celui de faire revivre le fantôme d’un artiste footballeur qui ne joue plus mais qui manque. C’est pourquoi certains buts deviennent des prétextes pour partager des informations sur l’histoire du club et sur la ville, sur son parcours, et des réflexions sur son rapport à l’art et à la vie. Cantona, c’était un rythme, une esthétique, l’incarnation de la liberté. Col relevé, regard fier et droit, nous voilà sur la pelouse de Old Trafford, « Ooh ah Cantona » chante les supporters, la magie de la littérature peut commencer.




Nikol Dziub, Du stade au barricade, Mediapop éditions.

La collection "Le club des écrivains" existe depuis 2017 chez Mediapop et elle n’était jamais sortie des frontières françaises après la parution des 14 premiers livres. C’est chose faite avec Du stade aux barricades où Nikol Dziub, chercheuse en littérature comparée, née à Kiev à la fin des années 80 et grande supportrice du Dynamo Kiev. Elle nous propose de nous plonger au milieu du stade avec les deux ballons d’or Chevtchenko et Oleh Blokhine, ainsi que l’attaquant Serhiy Rebrov, les plus grands joueurs de l’histoire du club. C’est aussi une immersion dans la ville de Kiev au début des années 2000, où cette jeunesse subissait « le crash de l’URSS, la disparition des épargnes, le chômage, les salaires misérables, le système juridique corrompu ». L’autrice explique comment, avec sa génération, elle a appris le militantisme et le goût de l’indépendance face au pouvoir russe, avant de mettre en action, avec les supporters de son club, cette force et cet apprentissage dans la Révolution orange et les manifestations de Maïdan. Un livre à la fois personnel et historique qui résonne fortement avec la lutte actuelle des Ukrainiens contre l’invasion russe.



Fabien Lacouture, Federer, Les pérégrines, Icônes, 2026

Federer a quitté la scène tennistique le 23 septembre 2022 lors d'un double avec l'Espagnol Rafael Nadal lors de la

Laver Cup à l'O2 Arena de Londres. Depuis les publications sur son parcours et sa vie ne manquent pas (bio, BD, essai...). Comme la presse l'a souvent qualifié d'artiste, Fabien Lacouture, maître de conférence en histoire de l’art à l'université de Lille, a décidé de dresser un portrait original du champion suisse en empruntant des concepts à la théorie de l’art, de l’Antiquité à l’époque contemporaine montrant comment il était passé d'idole à icône.



Simon Lancelevé, La quête, DBS.

« Ah, c'qui compte c'est pas l'arrivée, c'est la quête » chante Orelsan. Et ses paroles résonnent parfaitement avec l’univers sportif, et plus précisément avec l’ultratrail. La chartreuse Terminorum est née dans la forêt de la grande chartreuse, dont le massif fut surnommé « l’émeraude des Alpes » par Stendhal, lorsque quatre copains, Benoît Laval, Emmanuel Heyrman, Nicolas Diederich et Cédric Argoud,  découvrent de manière fortuite une pierre gravée : sapinus terminorum cartusiae, "le sapin qui borne le domaine de chartreuse". Quelques mois avant cette découverte, ils avaient pour projet de faire une « Barkley à la française », la course légendaire et mythique imaginé par Gary Canterell dit Lazarus Laz, un personnage inclassable, drôle, fascinant, créatif et parfois aussi un peu inquiétant. Dans la quete, Simon Lancelevé, nous fait entrer dans les coulisses de cette course folle.



Maxime Brigand et Thierry Barnerat GOALS. Marabout, 2026.

Pendant longtemps, le gardien de but était celui qui était perçu comme le moins bon de l’équipe ou qui était en surpoids. Ainsi il était cantonné à rester dans ses cages loin de ses coéquipiers. Mais depuis quelques années, il est apparu en homme libre, au cœur du jeu, principalement dû à l’évolution des règles : celle de 1992 sur l’interdiction pour le gardien de prendre à la main une passe en retrait, qui les a obligés à davantage travailler leur jeu au pied, puis, celle de 2019, qui a autorisé les joueurs de champ à venir dans la surface pour aider les gardiens sur les six mètres. Certains entraineurs comme Pep Guardiola et Roberto De Zerbi ont également favorisé leur importance en l’incluant dans le jeu. Il est devenu une pièce maitresse passée de dernier défenseur à premier relanceur. Grace à un travail sérieux et méticuleux mêlant archives, recherche scientifique et des entretiens avec des spécialistes du poste – Edwin Van der Sar, Petr Cech, Brice Samba et Joel Bats, et de d’autres sports collectifs, ce livre retrace l’évolution d’un poste encore peu exploré et réhabilite sa fonction.




 
 
 

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